Quelle est ta chanson de chagrin d’amour?
Allez, tu en as sûrement une. À moins que tu n’aies jamais eu le cœur brisé, auquel cas je te présente mes excuses par avance et, le moment venu, souviens-toi de ceci: tu t’en remettras!
La mienne, c’est «Glimpse of Us» de Joji. Tellement triste, mais tellement belle… et tellement triste.
On se demande souvent si d’autres espèces peuvent apprécier la musique comme nous le faisons. D’après ma lecture légère de ce samedi matin, le débat reste ouvert. Ce qui ne fait aucun doute, en revanche, c’est la place qu’occupe la musique dans notre identité et dans nos interactions avec les autres.
L’idée initiale de Tempo Music est née du sentiment qu’à un moment donné dans les années 2010, quelque chose avait changé dans la façon dont les gens vivaient la musique. Le streaming nous a donné accès à plus de musique que nous ne pourrions jamais en écouter, et pourtant, nous nous sommes souvent retrouvés à écouter les mêmes artistes. Jamais autant de gens ont pu partager leurs morceaux avec le monde entier, mais la part du gâteau la plus importante revenait toujours aux mêmes artistes des grandes maisons de disques. Le processus de construction de la culture musicale a été retiré aux gens pour être donné à des algorithmes. Du jour au lendemain, il ne suffisait plus à un adolescent de composer une chanson sur l’ordinateur de ses parents et de la mettre en ligne; il fallait qu’elle devienne virale, qu’il fasse une danse sur TikTok, voire qu’il essaie les bots Spotify ou les playlists payantes?
La promesse selon laquelle Internet pourrait démocratiser la musique ne s’est-elle jamais concrétisée, ou n’a-t-elle été couronnée de succès que l’espace d’un clin d’œil?
Puis l’IA est arrivée. La musique générée par l’IA a pris le travail de générations de musiciens et l’a réchauffé dans un micro-ondes défectueux de médiocrité. À l’heure où nous parlons, elle prive les générations actuelles et futures de la véritable merveille que représente le fait de découvrir et d’entrer en résonance avec ce niveau de créativité que seul un autre être humain peut offrir.
«Ce n’est plus vraiment agréable de faire de la musique aujourd’hui… ça prend beaucoup de temps, ça demande beaucoup de pratique… Je pense que la plupart des gens n’apprécient pas la majeure partie du temps qu’ils passent à faire de la musique.»
MIKEY SHULMAN, PDG de Suno AI, traduit de l’original (en Anglais).
Nous développons Tempo parce que nous croyons que la musique compte. La musique, ce sont les bons et les mauvais moments, les ruptures, les célébrations, les années de pratique, le récital scolaire, le concert sous la douche, le karaoké entre amis. Et nous savons que nous ne sommes pas seuls. Pour construire l’application, nous avons précisément choisi le protocole AT parce que nous pensons que la musique ne peut et ne doit pas être confinée.
Nous créons un espace où chacun d’entre nous pourra montrer son amour de la musique et s’exprimer. Nous avons tant d’idées sur la direction que nous aimerions donner à Tempo: des idées sur la véritable propriété de la musique, l’engagement direct auprès des fans, la participation de la communauté… mais nous avons besoin de votre avis. Nous vous invitons donc à rejoindre notre communauté et à nous aider à faire de Tempo un havre de créativité et d’inspiration. Regardons vers l’avenir, mais avec l’excentricité et la fantaisie du vieil Internet, de cette époque où la technologie nous donnait de l’espoir.
Ce que vous pouvez faire pour l’instant:
Rendez-vous sur https://tempomusic.app et inscrivez-vous à l’accès anticipé. Nous commencerons bientôt à inviter des utilisateurs. AT Proto, c’est chez nous, alors suivez-nous sur @tempomusic.app pour être les premiers informés. Pour un Internet plus musical, plus créatif et plus fun! 🥂
Rob
Responsable de la création chez Tempo Music
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